Fédération des Yvelines
du Parti Socialiste
Le CPE est mort mais pas la précarité
18 avril 2006 11:52 | Editos | Commentaires inactifs
Un avenir sans avenir, tel est le projet de société proposé à beaucoup de nos jeunes. Le mouvement anti-CPE est l’expression de l’inquiétude de nos concitoyens pour leur futur. Trouver une réponse à cette problématique doit être notre enjeu pour les années à venir. L’opinion publique, lassée des rivalités et de la confusion au sommet du pouvoir, a déstabilisé le gouvernement qui a reculé.
Le pouvoir de la rue, réel contre-pouvoir et base de notre République, a démontré l’incapacité du gouvernement à gérer une situation et à proposer un modèle de société acceptable par tous. Pour nous, femmes et hommes de gauche, le véritable challenge sera de changer la société en proposant un contrat social accepté par tous et pour tous.
Notre parti a été dans ce combat un réel acteur, reconnu par nos partenaires comme élément fort de ce mouvement. Notre fédération y a pris toute sa place, tant dans les manifestations que dans ses interventions publiques. Nous sommes aujourd’hui mieux écoutés par nos concitoyens, ils ne peuvent plus douter de la différence entre la Gauche et la Droite. Elle est claire.
Projets éducatifs et formation en alternance tout au long de la vie -sujets qui professionnellement me sont chers- sont des réponses concrètes à cette crise, qui a débuté, ne l’oublions pas, dès novembre 2005 dans nos banlieues.
La crise du CPE prouve que la gauche est capable de s’unir dans un même combat. Les citoyens ont montré qu’ils attendaient beaucoup du Parti Socialiste : les nombreuses adhésions de ces dernières semaines en témoignent. Alors que nous entrons dans la période de désignation de nos candidat(e) s aux différentes élections, il faut que nous soyons crédibles et en phase avec l’espoir que nous représentons : faisons tout pour que la somme des compétences de nos candidat(e) s soit supérieure à l’exposé contre productif de tel défaut ou de telle insuffisance.
Les succès de demain se construisent dès aujourd’hui dans le respect. Notre candidat(e) aux présidentielles sera alors plus à même de défendre le programme de notre parti, base de sa candidature.
Avec mes sincères amitiés socialistes,
Patrick Malivet, Premier Fédéral des Yvelines
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