Le CPE et la crise politique

18 avril 2006 12:27 | Communiqués | Commentaires inactifs

La mobilisation massive contre le CPE a contraint le gouvernement à la négociation et a ouvert une crise politique majeure. Les banlieues en novembre et le CPE en mars sont l’illustration d’une évidence : les Français rejettent le libéralisme et la jeunesse le fait massivement.

Ces jeunes que l’on disait apathiques, dépolitisés, lobotomisés par les jeux vidéo et en fuite dans le virtuel ont bien les pieds sur terre. La mobilisation des lycées et des Universités a montré que notre jeunesse a une conscience aiguë, hautement politique des rapports sociaux. Elle n’a pas le discours fluide d’un ténor politique, pas plus que la « formation théorique ». Elle a, par contre, un vécu très cruel de la réalité sociale et économique contemporaine.

Elle a donné au pays une superbe leçon de maturité politique et a compris que la droite, avec le CPE voulait la transformer en « chaire à patrons ». Les jeunes, qu’ils soient issus des classes populaires ou des strates sociaux correspondant à des revenus moyens ont, contrairement à leurs aînés, compris que la flexibilité, la baisse des revenus du travail ne peux pas créer des emplois et permettre de surmonter la crise.

L’unité syndicale retrouvée, la mobilisation ouvre des perspectives politiques. Notre Parti doit rester mobilisé pour aider à ce que ces objectifs soient atteints.

Bruno Susani Président du Conseil Fédéral

Le CPE est mort mais pas la précarité

18 avril 2006 11:52 | Editos | Commentaires inactifs

Un avenir sans avenir, tel est le projet de société proposé à beaucoup de nos jeunes. Le mouvement anti-CPE est l’expression de l’inquiétude de nos concitoyens pour leur futur. Trouver une réponse à cette problématique doit être notre enjeu pour les années à venir. L’opinion publique, lassée des rivalités et de la confusion au sommet du pouvoir, a déstabilisé le gouvernement qui a reculé.

Le pouvoir de la rue, réel contre-pouvoir et base de notre République, a démontré l’incapacité du gouvernement à gérer une situation et à proposer un modèle de société acceptable par tous. Pour nous, femmes et hommes de gauche, le véritable challenge sera de changer la société en proposant un contrat social accepté par tous et pour tous.

Notre parti a été dans ce combat un réel acteur, reconnu par nos partenaires comme élément fort de ce mouvement. Notre fédération y a pris toute sa place, tant dans les manifestations que dans ses interventions publiques. Nous sommes aujourd’hui mieux écoutés par nos concitoyens, ils ne peuvent plus douter de la différence entre la Gauche et la Droite. Elle est claire.

Projets éducatifs et formation en alternance tout au long de la vie -sujets qui professionnellement me sont chers- sont des réponses concrètes à cette crise, qui a débuté, ne l’oublions pas, dès novembre 2005 dans nos banlieues.

La crise du CPE prouve que la gauche est capable de s’unir dans un même combat. Les citoyens ont montré qu’ils attendaient beaucoup du Parti Socialiste : les nombreuses adhésions de ces dernières semaines en témoignent. Alors que nous entrons dans la période de désignation de nos candidat(e) s aux différentes élections, il faut que nous soyons crédibles et en phase avec l’espoir que nous représentons : faisons tout pour que la somme des compétences de nos candidat(e) s soit supérieure à l’exposé contre productif de tel défaut ou de telle insuffisance.

Les succès de demain se construisent dès aujourd’hui dans le respect. Notre candidat(e) aux présidentielles sera alors plus à même de défendre le programme de notre parti, base de sa candidature.

Avec mes sincères amitiés socialistes,

Patrick Malivet, Premier Fédéral des Yvelines

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